Les mots de Pic de la Mirandole (« Sur la dignité de l’homme ») décrivent à merveille l’évolution de l'art de Marina Cartiant :
« Je ne t'ai donné ni place déterminée, ni visage propre, ni don particulier, ô Adam, afin que ta place, ton visage et tes dons, tu les veuilles, tu les conquières et les possèdes par toi-même. La nature enferme d'autres espèces en des lois par moi établies. Mais toi, que ne limite aucune borne, par ton propre arbitre, entre les mains duquel je t'ai placé tu te définis toi-même. Je t'ai mis au milieu du monde, afin que tu puisses mieux contempler autour de toi ce que le monde contient. Je ne t'ai fait ni céleste ni terrestre, ni mortel ni immortel, afin que, souverain de toi-même, tu achèves ta propre forme librement.»

Le monde que Marina Cartiant crée est poignardant et doux à la fois, mouvementé et paisible, habité par des personnages qu'un rayon de lumière et un éclair d’imaginaire nous permettent d’apercevoir.